Son nom lui vient naturellement de la présence
et de l'extration du  minerai de fer, comme  en
maints endroits du Pays de Bray, à une époque
très lointaine, sans doute gauloise, en tous cas
romaine.
Avec ses 1676 habitants, elle est la 4e commu
ne du Pays de Bray. Par ses 1588 hectares de
prairies  et  de cultures  et  ses  hameaux, elle
peut être considérée comme une commune ru-
rale.
UN PEU D'HISTOIRE...  
Avant la  révolution  de  1789, 4  seigneuries  semblent  s'être partagé  le pouvoir et  la 
terre  de  Ferrières. Celle  de  Gournay  d'abord.  C'est   Hugues  de Gournay  qui s'était 
accaparé  dès  le  Moyen Age  de  24   villages dont  ferrières et dont l'ensemble portait
le nom des  Conquets  de Hue. Il  les  faisait administrer  par  un  sénéchal  qui avait  le
titre de Sénéchal  de Ferrières. A l'origine  le sénéchal  était  le valet  chargé  de porter
les plats  à la table  du roi. Il  devint peu  à peu  une sorte d'intendant qui avait notam-
ment  des  pouvoirs judiciaires. Il  présidait  le tribunal de  baillage et n'oublions pas que 
la  justice  rapportait beaucoup  à  ceux qui la  détenaient et l'excerçaient. L'église joua
beaucoup  dans  le  sort de  Ferrières par  l'intermédiaire  des évêques  de Beauvais, du
vidamé  de  Gerberoy et  de  l'abbaye  de Saint-Germer-de-Fly. C'est cette dernière qui
percevait  la  dîme à  Ferrières. Au XVIIe  siècle la cure de Ferrières rapportait de 650 à
700  livres ce  qui  était  peu, mais  à l'époque, Ferrières  n'était  qu'un modeste  village
d'environ 400  habitants. Laudencourt avait sa propre  église qui était plutôt la chapelle
du château desservie par un chapelain.
Ce  n'est  qu'en  1802, lors du  concordat  entre  Napoléon et  la  Papauté (Pie VII) que
Ferrières fut rattachée au diocèse de  Rouen. Il y eut  d'autre part 2 seigneuries locales
celle de Laudencourt et celle du Manais. Il  faut  bein voir  qu'avant  1789 il n'existe pas
de  communes mais seulement  des paroisses administrées par les fonctionnaires royaux
les seigneurs  et  l'église, c'est à  dire les chanoines, les  évêques et les abbayes, donc
généralement morcelées.
Source : "Promenade géographique, historique, touristique en Pays de Bray" M. COFFIN
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LE CHÂTEAU DU MANAIS
On écrivit  aussi  Manet, Manès. Il  s'agit probablement de la déformation du mot manoir
C'est  au  château  de  Ferrières  que  naquit  en 1425 Henri Potin. Il se fit religieux aux
Carmes de Rouen. Il devint évêque de Philadelphie (Etats Unis).
Le  manoir  de  Ferrières fut  rebâti en  château  vers 1730  sur  les plans d'un moine de
Saint-Germer. C'est  le  château  que  vous  pouvez  avoir sous les yeux aujourd'hui, un
château  à  la  française,  en briques  et  pierre,   avec  une  grande  façade  aux  ailes
symétriques,  un étage  et  des toits  mansardés. En 1789 il était propriété de Pierre de
Gueudré, secrétaire  du  roi. En  1790  il passa  au marquis  de Roygemont qui émigra et 
qui le revendit en 1802 au comte Duval du Manoir lequel devint chambellan de  Napoléon
1er. En 1816, le château  de Ferrières dit du Manais  était devenu  la propriété du baron
Jacques  de la Chaise  qui fut  militaire pendant  30 ans, devint maréchal  de camp  puis
maire de Beauvais, puis préfet du Pas de Calais. Il mourut en 1825 à l'âge de 80 ans.
En 1861, le châtelain était le général baron Adalbert de la Chaise. Il habitait Beauvais en
hiver, Ferrières en été. Ce château resta dans la famille de la Chaise jusqu'en 1934 mais
il changea souvent de locataires. En 1914, il était habité par des personnes de nationa-
lité  douteuse.  Allemandes ?  anglaises ?  américaines ?  guatémaltèque ? De  nombreux
propriétaires  se  sont ensuite  succédés. Pendant la dernière guerre il n'a guère subi de
destructions. Il  était  devenu  la  propriété  de  M.  Duplessis. Il  est  aujourd'hui  en  la 
possession de  la veuve  du colonel de Mesnais après avoir servi de colonie de vacances.
Source : "Promenade géographique, historique, touristique en Pays de Bray" M. COFFIN
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L'église
Elle  date  du  XVIe  siècle  et  était  très  vétuste. En  1860  fut  élaboré  un  projet de 
restauration. On conserverait le choeur (XVIe siècle). On élèverait la nef à la hauteur du
choeur. On  construirait  un transept  et  une  chapelle  sur le côté nord. On édifierait le
clocher  à  l'entrée  de  la  nef.Les  travaux  s'achevèrent  en  1864. Ils créèrent l'église
actuelle. Cette  église  était entourée du cimetière paroissial. Il  devenait insalubre, trop
exigu. En  1893, le  C.M. décida la  transaction en un autre lieu. En 1894, le C.M. trouva
un autre terrain qui devait devenir le cimetière actuel.
Source : "Promenade géographique, historique, touristique en Pays de Bray" M. COFFIN
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Le monument aux morts
 L'inauguration   eut   lieu   le   31   juillet   1921. Ce monument porte 
 aujourd'hui   les   noms  des  54  morts  de  la  guerre 1914-18, les 4
 victimes  de  celle  de 39-45 (2 au champ d'honneur, 2 en captivité),
 les 21 victimes civiles (16 en 1940, 1 en 1941, 2 en 1943, 2 en 1944)
 et le soldat tué en Algérie le 11 juillet 1956.
 Le 8  avril 1951, la  commune se  vit attribuer la croix de guerre avec 
 étoile  d'argent  pour  son  rôle  pendant  la  guerre  1939-45 avec la 
 citation suivante :

 A subi 29 bombardements, 22 immeubles ont été totalement détruits,
 169 partiellement. A bien mérité de la patrie.
Source : "Promenade géographique, historique, touristique en Pays de Bray" M. COFFIN
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La vie économique
La société "Carrelages et grès de Normandie" 
anciennement Etablissements Desmarquest 
On sait que l'industrie de la briqueterie a joué longtemps un rôle important dans le pays
de Bray  en  raison de  la présence dans  le  sol de la boutonnière d'argiles et de sables
très favorables à cette industrie.
Actuellement l'usine de Ferrières se consacre essentiellement à la production de carre-
lages et de sanitaires mais elle prépare la relance de produits hautement scientifiques.
L'usine Gervais Danone
En 1872, Charles Gervais crée le demi-sel qui deviendra le carré  double-crème envelop-
pé de papier d'étain. En 1873, il commence la transformation  de la  ferme de  l'Estre en
une fromagerie industrielle. Il est aidé de ses deux fils Jules  et Paul. Il décède  en 1893.
En 1897, les Gervais créent une filiale à Bruxelles. Paul décède en 1914. Jules dirige seul
l'entreprise. A partir de 1919, Charles, fils de Jules et petit-fils  du fondateur, s'intègre à
la direction. L'expansion  continue. En  1926, l'usine  de  Ferrières  emploie  338 ouvriers.
En 1929, la société Gervais  met au  point  la fabrication des crèmes glacées, les  Esqui-
maux. Jules décède  en 1933. En 1944, l'usine  de Ferrières  est écrasée par les bombar-
dements  aériens.  De  1945 à 1950, ce  sera la reconstruction. Il existe aujourd'hui une 
soixantaine de produits Gervais-Danone qu'on peut classer en 4 catégories : 
- les yoghourts - les fromages frais - les desserts - les taillefines -
Source : "Promenade géographique, historique, touristique en Pays de Bray" M. COFFIN
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Le bourg actuel
On peut dire que sa porte d'entrée actuelle c'est le passage à niveau N°42.  Avant qu'il
y ait le téléphone puis qu'il soit automatique beaucoup d'usagers se plaignaient à la mu-
nicipalité de la durée et des longues files d'attente.
Le garde-barrière fermait celle-ci 10 minutes avant l'heure officielle du passage du train
qui avait parfois 10 minutes de retard. La première construction qui s'impose à votre re-
gard c'est une grande demeure avec  deux tourelles. Elle est une  image du XIXe siècle.
On appelait cela "une folie". Le bourg est une sorte d'éventail à 5 branches, c'est à dire
5 rues convergentes. Ces rues ont  aujourd'hui un nom, elles  furent  baptisées en 1938.
Source : "Promenade géographique, historique, touristique en Pays de Bray" M. COFFIN
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